
Consultations
La prise en charge neuropsychologique vise à accompagner chaque personne selon ses besoins spécifiques, à partir des objectifs définis ensemble.
Elle repose sur une approche personnalisée, centrée sur les ressources de la personne, son environnement et son vécu au quotidien.
Selon les besoins identifiés, les documents produits permettent d’appuyer les démarches scolaires (PAP, PPS…) ou administratives (MDPH), afin de faciliter les aménagements et le soutien au quotidien.
Comment se déroule une prise en charge neuropsychologique ?
Chaque accompagnement suit un déroulement structuré, alliant écoute, rigueur scientifique et adaptation aux particularités de chacun. De la première rencontre au suivi, chaque étape est pensée pour offrir une prise en charge complète, cohérente et personnalisée, permettant de mieux comprendre le profil cognitif de la personne. L’objectif est de proposer un accompagnement sur mesure, évolutif, et ajusté aux besoins comme aux progrès observés.
Exemple d’une prise en charge :
1 – Premier entretien
Ce premier rendez-vous est un temps d’échange conversationnel. Il permet de comprendre la demande dans sa globalité, de préciser les attentes et d’explorer le contexte dans lequel les difficultés s’inscrivent. Je vous présente également la démarche neuropsychologique ainsi que le cadre de la prise en charge, afin que vous puissiez vous projeter dans les différentes étapes possibles et leur finalité. À l’issue de cette rencontre, nous décidons ensemble de la pertinence d’un accompagnement au cabinet et des modalités les plus adaptées pour la suite.
2 — Entretien d’anamnèse
L’anamnèse correspond à l’exploration approfondie de l’histoire développementale. Nous reprenons les grandes étapes du développement, de la période prénatale jusqu’à aujourd’hui. Nous abordons notamment le développement du langage et des apprentissages, les relations sociales, les éventuels antécédents médicaux ou psychologiques ainsi que le parcours scolaire ou professionnel. Cet entretien permet de replacer la situation actuelle dans une trajectoire globale et cohérente, indispensable à sa compréhension. C’est à l’issue de cette rencontre que nous définissons conjointement les hypothèses à explorer, lorsqu’il y en a, et déterminons la suite la plus adaptée.
3 — Évaluations standardisées
Selon les objectifs définis ensemble, une sélection d’outils validés scientifiquement est utilisée. Il peut s’agir de questionnaires, d’entretiens cliniques structurés ou de tests standardisés adaptés à l’âge, au contexte et aux hypothèses formulées. Ces outils sont choisis en référence aux recommandations de la Haute Autorité de Santé ainsi qu’aux données actuelles de la littérature scientifique. Ils permettent d’obtenir une analyse objective et approfondie du fonctionnement cognitif et peuvent également constituer une ligne de base, utile pour évaluer l’évolution et l’efficacité des interventions mises en place.
4 — Cotation, analyse et rédaction du compte rendu
Les résultats sont cotés et analysés avec rigueur. Chaque donnée est interprétée à la lumière des normes scientifiques, en lien avec les observations cliniques et en tenant compte du contexte développemental et environnemental. Un compte rendu détaillé est rédigé afin de mettre en évidence les forces, les fragilités et leur articulation.
5 — Restitution des résultats
Un entretien de restitution permet d’expliquer les résultats de manière claire et accessible. L’objectif est de donner du sens au profil observé, de répondre aux questions et de formuler des recommandations concrètes, qu’il s’agisse d’aménagements scolaires, professionnels ou d’orientations vers d’autres prises en charge si nécessaire.
6 — Psychoéducation
Conformément aux recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorité de Santé, un temps de psychoéducation est systématiquement proposé. Il vise à expliquer le fonctionnement cognitif identifié et à en comprendre les répercussions dans le quotidien. Cette étape permet de faire des liens entre le profil mis en évidence et les situations concrètement vécues à l’école, au travail ou dans la sphère personnelle. La psychoéducation favorise une meilleure compréhension de soi, l’identification de stratégies adaptées et un positionnement plus ajusté face aux difficultés rencontrées.
7 – Suivi
Un suivi est proposé afin d’évaluer les évolutions, d’ajuster les objectifs et d’assurer une continuité cohérente dans l’accompagnement. Le rythme des rendez-vous est défini conjointement, en fonction des besoins, des priorités et des contraintes de chacun ; il peut être mensuel, bimensuel, trimestriel, semestriel ou annuel. Ce travail se fait en lien avec les autres professionnels impliqués afin de garantir une cohérence globale, sans pour autant multiplier ou saturer les prises en charge.
ACCOMPAGNEMENT
Selon les besoins, l’accompagnement peut inclure :
Bilan neuropsychologique
Il permet de mieux comprendre le fonctionnement cognitif (mémoire, attention, langage, raisonnement, fonctions exécutives…) à l’aide de tests standardisés.
Ce bilan offre une vision globale des forces et des fragilités, et aide à orienter la prise en charge, les aménagements scolaires ou professionnels, ainsi que les stratégies d’accompagnement au quotidien.
Psycho-éducation (pour la personne et son entourage)
Cet accompagnement vise à mieux comprendre le trouble ou le fonctionnement cognitif particulier dans la vie quotidienne, à mettre du sens sur les comportements observés, et à développer des stratégies concrètes d’adaptation.
Elle permet aussi d’impliquer l’entourage (parents, grand-parents, fratrie, conjoints, amis, proches, professionnels, aidants, etc.) pour soutenir l’autonomie et le bien-être au quotidien tout en respectant la singularité de chacun.
Remédiation cognitive
Elle vise à renforcer certaines fonctions (attention, mémoire, organisation, flexibilité mentale…) grâce à des exercices personnalisés, adaptés et progressifs.
Les séances sont personnalisées, en lien direct avec les résultats du bilan et les besoins concrets de la vie quotidienne.
Musicien et impliqué dans la recherche sur les liens entre musique et cerveau, je propose également des remédiations cognitivo-musicales.
Recommandations et suivi
La restitution du bilan comprend des recommandations concrètes, adaptées au profil de la personne : outils spécifiques, aménagements scolaires ou professionnels, stratégies d’accompagnement ou orientation vers d’autres professionnels si nécessaire.
Un suivi régulier permet d’accompagner la mise en œuvre de ces recommandations, d’ajuster les stratégies selon l’évolution, de soutenir la progression dans le temps et d’assurer une coordination efficace avec les autres intervenants.
Le cabinet propose des évaluations et accompagnements neuropsychologiques complets, destinés à identifier les difficultés pouvant concerner :
L’attention et la concentration
L’attention permet de se focaliser sur une tâche, de rester vigilant et de filtrer les distractions. Elle comprend plusieurs composantes comme l’attention soutenue (maintenir sa concentration dans le temps), l’attention sélective (se concentrer malgré les bruits ou stimulations environnantes) et l’attention divisée (gérer plusieurs informations simultanément).
Des difficultés attentionnelles peuvent se traduire par de la lenteur, des erreurs d’étourderie ou une fatigue rapide lors des activités scolaires ou professionnelles.
À noter que toutes les difficultés attentionnelles ne sont pas nécessairement liées à un TDAH ; elles peuvent également être associées à d’autres troubles (du langage, du spectre de l’autisme, etc.).
La cognition sociale
La cognition sociale correspond à la capacité à comprendre les émotions, les intentions et les comportements d’autrui, ainsi qu’à adapter son propre comportement dans les interactions.
Des difficultés dans ce domaine peuvent entraîner des malentendus, une certaine rigidité dans les échanges ou des comportements inadaptés, sans que la personne en ait toujours conscience.
À noter que toutes les difficultés sociales ne sont pas nécessairement liées à un TSA ; elles peuvent également être associées à d’autres troubles (TDAH, troubles du langage, etc.).
La mémoire
La mémoire désigne la capacité à enregistrer (encodage), conserver (stockage) et retrouver des informations (récupération). Elle comprend la mémoire à court terme (retenir quelques éléments sur un temps bref), la mémoire de travail (manipuler mentalement des informations pour raisonner ou comprendre), et la mémoire à long terme (stocker durablement les apprentissages ou les expériences).
Une fragilité dans ces systèmes peut se manifester par des oublis fréquents, des difficultés à retenir les consignes ou à mobiliser ses connaissances au bon moment.
Le language
Le langage permet de comprendre et de s’exprimer, à l’oral comme à l’écrit. Il englobe la compréhension des mots et des phrases, la capacité à trouver ses mots, à construire des phrases et à utiliser un vocabulaire et une syntaxe adaptés.
Des difficultés dans ce domaine peuvent affecter la communication, la lecture, l’écriture ou l’expression des idées, mais aussi influencer l’attention ou la cognition sociale. Elles peuvent également avoir un impact sur la confiance en soi et les apprentissages.
Les fonctions exécutives
Les fonctions exécutives sont les « fonctions de direction » du cerveau : elles supervisent, coordonnent et ajustent nos actions pour atteindre un objectif.
Elles regroupent plusieurs processus essentiels, parmi lesquels : l’inhibition (qui permet de contrôler ses impulsions, de freiner une réponse automatique ou de résister à la distraction), la flexibilité cognitive (qui aide à changer de point de vue, à s’adapter lorsqu’une situation évolue ou qu’une règle change), ou la planification et l’organisation (qui permettent d’anticiper, de hiérarchiser les étapes d’une tâche et de structurer ses actions dans le temps).
Au quotidien, ces fonctions sont sollicitées pour se repérer dans le temps, gérer les priorités, prendre des décisions, réguler ses émotions et s’ajuster aux imprévus. Lorsqu’elles sont fragilisées, on peut observer des difficultés à démarrer une activité, rester concentré, s’organiser efficacement ou contrôler ses réactions émotionnelles, ce qui peut impacter la scolarité, le travail ou la vie sociale.
Le raisonnement
Le raisonnement correspond à la capacité à comprendre, relier et manipuler des informations pour résoudre des problèmes ou formuler des idées cohérentes.
On distingue deux grands types de raisonnement :
Le raisonnement verbal, qui fait appel à la compréhension du langage, aux connaissances générales et à la capacité à faire des liens logiques à partir de concepts abstraits. Il permet par exemple d’expliquer une situation, de définir un mot ou de comprendre une analogie.
Le raisonnement fluide (logique et mathématique), qui implique de résoudre des problèmes nouveaux sans s’appuyer sur des apprentissages préalables. Il mobilise l’observation, la déduction, la flexibilité mentale et la capacité à identifier des relations entre formes, nombres ou situations.
Des fragilités dans ces domaines peuvent se traduire par des difficultés à comprendre des notions abstraites, à organiser une démarche logique, à généraliser un apprentissage ou à résoudre un problème de manière autonome.
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